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Manifestation nationale contre l’austérité le 21/02/2013 à Bruxelles

jeudi 14 février 2013, par riposte-cte

Riposte.Cte relaie l’appel à la manifestation organisée par la FGTB ce 21 février à Bruxelles. Pour en savoir plus sur les heures et lieux de rdv ainsi que sur les revendications, consulter notamment le site de la FGTB lIège :

http://www.facebook.com/fgtb.liege?fref=ts

ou celui des TSE/FGTB Luxembourg :

http://www.tselux.be/article-grande-manifestation-nationale-a-bruxelles-jeudi-21-fevrier-2013-115277000-comments.html#anchorComment

Nous nous étonnons cependant de deux choses. En 1, le fort peu de cas que le syndicat fait à nouveau des premières victimes effectives de cette austérité, à savoir les chômeurs. Pas un mot. Et après on nous dira encore : ‘Et quoi, les comités de chômeurs, on ne vous a pas vus !”

Pas un mot ni sur la dégressivité ni sur la limitation des allocations d’insertion dans le temps, alors que celle-ci va mettre à 0€ d’allocation des dizaines de milliers de personnes, surtout des femmes, d’ici moins de deux ans et celle-là va en conduire des dizaines de milliers d’autres sous le seuil de pauvreté. C’est autre chose qu’un saut d’index même si celui-ci ne doit être concédé sous aucun prétexte !

Deuxième étonnement, cette phrase hallucinante sur le document syndical publié par les TSE/Lux : “Nous rejetons le programme d’austérité qui poussent la population vers une nouvelle lutte de classes”. C’est le genre de déclaration qui donne envie de rester chez soi ! De qui se moque l’auteur de ces lignes ?

Les programmes d’austérité ne poussent pas “la population” (nous, nous dirions les “travailleurs”, avec ou sans emploi) à une nouvelle lutte de classes, hélas ! Depuis plus de trente ans qu’elle s’applique (l’austérité), elle les a poussés, -elle nous a poussés-, à y renoncer et c’est pour cela qu’on a perdu tant d’acquis, à commencer par la liquidation lambeau par lambeau de nos salaires et de cette formidable forme salariée qu’est la sécurité sociale.

"Il y a une guerre des classes, c’est un fait mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner." (Warren Buffet, miliardaire, in New York Times, 26 novembre 2006).

Les instances qui nous représentent nous ont endormis, nous faisant croire que la signature du Pacte social de ‘44, qui scandait la fin de la guerre conre les fascistes, avait été en même temps la cérémonie de l’enfouissement à jamais de la hache de la guerre des classes. Quelle erreur ! Un pacte n’est jamais que l’actualisation à un moment donné d’un rapport de forces, il ne marque pas la fin de ce rapport. Les patrons eux l’avaient compris.

A nous de reprendre la lutte,- et vite, nous avons trente ans de défaites à rattraper !-, non pas contraints et forcés par l’austérité mais par notre volonté autodéterminée, celle de poursuivre, aux risques de nous perdre, ce qu’avaient entamé nos pères et mères pour l’émancipation de la classe dont nous sommes les héritiers, celle des salarié-e-s, avec ou sans emploi.